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	<title>Mani&#233;risme et baroque</title>
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		<title>Mani&#233;risme et baroque</title>
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		<title>2.2.2. Seconde &#233;cole de Fontainebleau</title>
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		<dc:creator>Tony Gheeraert</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s les guerres de religion, la France de Henri IV renoue avec la prosp&#233;rit&#233;, et le roi s'emploie &#224; faire de nouveau rayonner les arts. Renouant avec l'&#233;poque de Fran&#231;ois I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt;, il engage les artistes &#224; travailler &#224; la renomm&#233;e du royaume. C'est dans ce contexte que se d&#233;veloppe la seconde &#201;cole de Fontainebleau, marqu&#233;e, comme la premi&#232;re, par le mani&#233;risme. Toussaint Dubreuil, Ambroise Dubois ou Martin Fr&#233;minet ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme les principaux ma&#238;tres de ce mouvement. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Seconde &#201;cole de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/?-2-2-Manierisme-a-la-francaise-" rel="directory"&gt;2.2. Mani&#233;risme &#224; la fran&#231;aise&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/local/cache-vignettes/L150xH115/arton16-d9aac.jpg?1485441824' width='150' height='115' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les guerres de religion, la France de Henri IV renoue avec la prosp&#233;rit&#233;, et le roi s'emploie &#224; faire de nouveau rayonner les arts. Renouant avec l'&#233;poque de Fran&#231;ois I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt;, il engage les artistes &#224; travailler &#224; la renomm&#233;e du royaume. C'est dans ce contexte que se d&#233;veloppe la seconde &#201;cole de Fontainebleau, marqu&#233;e, comme la premi&#232;re, par le mani&#233;risme. Toussaint Dubreuil, Ambroise Dubois ou Martin Fr&#233;minet ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme les principaux ma&#238;tres de ce mouvement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Seconde &#201;cole de Fontainebleau, sous Henri IV, encore davantage marqu&#233;e par le mani&#233;risme, comme le montre le double tableau fameux repr&#233;sentant Gabrielle d'Estr&#233;es et sa s&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gabrielle d'Estr&#233;es (1553/4 - morte en 1599) &#233;tait la favorite de Henri IV : on l'appelait la &#171; presque reine &#187;. Le tableau, qui date de 1594, est conserv&#233; au Mus&#233;e du Louvre. Il repr&#233;sente la favorite et sa s&#339;ur (&#224; gauche), la duchesse de Villars. Du point de vue g&#233;n&#233;rique, la toile s'inscrit dans le genre bien connu de la Dame &#224; sa toilette. Selon une composition r&#233;currente dans l'&#233;cole de Fontainebleau, la femme, nue, est pr&#233;sent&#233;e &#224; mi-corps devant un fond d'int&#233;rieur domestique trait&#233; en perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tableau est particuli&#232;rement marqu&#233; par le go&#251;t mani&#233;riste :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; D'abord, c'est une toile cod&#233;e &#233;voquant l'ambigu&#239;t&#233; du statut m&#234;me de la &#171; presque reine &#187; : l'anneau tenu entre le pouce et l'index de la main gauche de Gabrielle &#233;voquerait la promesse de mariage que lui aurait faite Henri IV, tandis que le morceau de tableau &#224; l'arri&#232;re plan, o&#249; l'on voit une femme les cuisses ouvertes, la pr&#233;sente comme une simple favorite, c'est-&#224;-dire l'objet des plaisirs du roi, voire la courtisane. Le geste ostentatoire de la duchesse signifierait la grossesse, encore invisible, de Gabrielle qui donnera naissance, en 1594, &#224; C&#233;sar de Vend&#244;me, b&#226;tard d'Henri IV. Le tableau participe donc d'un intellectualisme pr&#233;occup&#233; de symbolisme.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En m&#234;me temps, le tableau est empreint d'une sensualit&#233; intense : si le hi&#233;ratisme des figures leur &#244;te toute dimension &#233;rotique (la quasi absence de bijoux, le d&#233;cor d&#233;pouill&#233; sugg&#232;rent un id&#233;al de beaut&#233; froide typique du style de Fontainebleau), il n'en reste pas moins que la blonde Gabrielle et sa s&#339;ur aux cheveux sombres sont offertes au regard, d&#233;bordant l'espace du tableau pour rejoindre celui du sepctateur, ce qui tend &#224; imposer sa pr&#233;sence &#8211; une &#233;vidence &#224; la fois ind&#233;cente et tranquille, doubl&#233;e d'une gr&#226;ce, la &lt;i&gt;sprezzatura&lt;/i&gt;. Les artifices illusionnistes de composition sugg&#232;rent que ces femmes ont pleinement conscience d'&#234;tre observ&#233;es, sans en &#233;prouver pourtant aucune honte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le contraste entre la sc&#232;ne de genre &#224; l'arri&#232;re-plan, dont la vigueur r&#233;aliste rappelle l'art flamand ; et l'id&#233;alisation contemplative des figures f&#233;minines au premier plan, influenc&#233;e par la Renaissance italienne : le model&#233; parfait des corps est un h&#233;ritage des plus belles &#339;uvres de ma&#238;tres.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La toile est construite sur un th&#232;me habituel &#224; l'&#233;cole de Fontainebleau, celui de la dame &#224; la toilette ; elle entretient un jeu complexe de citations avec des peintures pr&#233;c&#233;dentes, en particulier la &#171; Diane au Bain &#187; de Fran&#231;ois Clouet, conserv&#233;e &#224; la National Gallery de Washington. On peut parler d'hyper mani&#233;risme, ou mani&#233;risme au second degr&#233;, avec cette toile de la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;cole de Fontainebleau, qui cite une &#339;uvre de la premi&#232;re &#233;cole. Via la toile de Clouet, on peut penser que notre Gabrielle doit aussi quelque chose &#224; la &lt;i&gt;V&#233;nus d'Urbino&lt;/i&gt;, avec sa distinction entre deux plans : au premier plan, la provocation d'une femme d&#233;nud&#233;e, courtisane peut-&#234;tre, qui nous regarde avec indiff&#233;rence ; et le second plan, peinte dans ce r&#233;alisme quotidien de la sc&#232;ne de genre flamande. L'influence du Titien &#233;tait telle qu'on peut ais&#233;ment y voir une influence.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce tableau crypt&#233;, s'&#233;claire gr&#226;ce &#224; d'autres tableaux qui, par maladresse ou de propos d&#233;lib&#233;r&#233;, d&#233;voilent la clef de l'&#233;nigme : telle est, d'une &#233;criture formelle &#233;videmment moins r&#233;ussi, la Gabrielle d'Estr&#233;es conserv&#233;e au mus&#233;e de Lyon, qui manifeste &#224; la fois la r&#233;f&#233;rence &#224; Clouet, implicite chez le Ma&#238;tre de Fontainebleau, et la maternit&#233; de la &#171; presque reine &#187;, explicit&#233;e par la pr&#233;sence de la rustique nourrice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>2.2.1 Premi&#232;re &#233;cole de Fontainebleau</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tony Gheeraert</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le retard culturel de la France du XV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle est consid&#233;rable : notre pays a tout ignor&#233; du vent de nouveaut&#233;s dans tous les domaines qui a travers&#233; l'Italie du Quattrocento dans les arts, les lettres et les sciences. Aussi, quand, au sortir de la guerre de Cent ans et &#224; la faveur des guerres d'Italie, la France d&#233;couvre enfin la Renaissance, celle-ci a non seulement d&#233;j&#224; donn&#233; ses plus grands chefs-d'oeuvre, mais elle est quasiment termin&#233;e. Les artistes explorent d&#233;sormais d'autres voies, celles du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/?-2-2-Manierisme-a-la-francaise-" rel="directory"&gt;2.2. Mani&#233;risme &#224; la fran&#231;aise&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/local/cache-vignettes/L150xH100/arton15-6880a.jpg?1485238958' width='150' height='100' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le retard culturel de la France du XV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle est consid&#233;rable : notre pays a tout ignor&#233; du vent de nouveaut&#233;s dans tous les domaines qui a travers&#233; l'Italie du Quattrocento dans les arts, les lettres et les sciences. Aussi, quand, au sortir de la guerre de Cent ans et &#224; la faveur des guerres d'Italie, la France d&#233;couvre enfin la Renaissance, celle-ci a non seulement d&#233;j&#224; donn&#233; ses plus grands chefs-d'oeuvre, mais elle est quasiment termin&#233;e. Les artistes explorent d&#233;sormais d'autres voies, celles du mani&#233;risme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre raison explique cette identit&#233; imm&#233;diatement mani&#233;riste de la Renaissance fran&#231;aise : l'influence italienne est contemporaine d'un sentiment de crise fortement marqu&#233;, dont on a vu qu'il constituait un terreau propice &#224; l'&#233;mergence de l'esth&#233;tique mani&#233;riste. G&#233;ralde Nakam &#233;crit ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;Revenons &#224; l'Histoire. La crise est en France multiple, elle va en empirant tout au long du si&#232;cle. Il suffit de rappeler certains &#233;pisodes : la prison du roi Fran&#231;ois I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; en Espagne ; les pers&#233;cutions et les b&#251;chers &#224; l'aube de l'humanisme fran&#231;ais, dont sont victimes non seulement les R&#233;form&#233;s, mais les humanistes et les dissidents ; la fr&#233;n&#233;sie des haines religieuses jusqu'au massacre officiel de 1572 ; puis &#171; le chaos &#187; instaur&#233; et entretenu par les ultra-catholiques et par la Ligue &#224; la solde de l'Espagne. La soci&#233;t&#233; est boulevers&#233;e. L'instabilit&#233; dans tous les domaines est permanente. Un sentiment de d&#233;cadence est ressenti par tous.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='G&#233;ralde Nakam, &#171; Montaigne mani&#233;riste &#187;, Revue d'histoire litt&#233;raire de la (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi une Renaissance d&#233;j&#224; mani&#233;riste qui arrive en France dans les premi&#232;res d&#233;cennies du XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;2.2.1.1. Un vent d'Italie&#034; href='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/spip.php?page=backend&amp;#38;id_rubrique=8#outil_sommaire_0'&gt;2.2.1.1. Un vent d'Italie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;2.2.1.2. Une Renaissance mani&#233;riste&#034; href='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/spip.php?page=backend&amp;#38;id_rubrique=8#outil_sommaire_1'&gt;2.2.1.2. Une Renaissance (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/spip.php?page=backend&amp;#38;id_rubrique=8#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;2.2.1.1. Un vent d'Italie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Renaissance italienne, on le sait, va s'exporter en France, tardivement en particulier par le vecteur des guerres d'Italie : &#224; partir de 1494, les rois de France (Charles VIII, puis Fran&#231;ois I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; et Henri II) vont lancer le pays dans d'&#233;puisantes campagnes pour faire valoir leurs pr&#233;tentions sur le duch&#233; de Milan ou le royaume de Naples. Ces guerres se solderont par de fracassantes victoires (Marignan, 1515) et d'humiliantes d&#233;faites (Pavie, 1525), mais l'essentiel n'est pas l&#224; : ce qui compte, c'est que le pays, occup&#233; pendant un si&#232;cle par l'&#233;puisante guerre de Cent Ans, ne s'&#233;tait pas aper&#231;u de la r&#233;volution culturelle qui affectait l'Italie du Trecento et du Quattrocento, depuis longtemps sortie des t&#233;n&#232;bres m&#233;di&#233;vales alors que la France y &#233;tait encore plong&#233;e ; l'esth&#233;tique fran&#231;aise, au XV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, c'&#233;tait encore les derniers feux du gothique :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; gothique flamboyant en architecture, qui porte, en termes de raffinement, &#224; ses limites extr&#234;mes les principes du gothique (Saint-Eustache, Saint Etienne du Mont et Saint-Germain-l'Auxerrois)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; gothique international en peinture.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Et tout &#224; coup, &#224; la faveur des guerres d'Italie, l'aristocratie fran&#231;aise d&#233;couvre d'un coup, &#233;bloui, la Renaissance. Fran&#231;ois I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; (qui r&#232;gne entre 1515-1547), on le sait aussi, vouera &#224; l'Italie une vive admiration, s'entourera d'artistes italiens &#8211; L&#233;onard finit sa vie au Clos-Luc&#233;, pr&#232;s d'Amboise (1519) &#8211; et imposera un style de vie &#224; l'italienne &#224; la cour. Pierre Lescot donne la pleine mesure de cette influence dans la cour carr&#233;e du Louvre (1546), o&#249; triomphent les valeurs de sym&#233;trie et d'&#233;quilibre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/spip.php?page=backend&amp;#38;id_rubrique=8#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;2.2.1.2. Une Renaissance mani&#233;riste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'importation tardive de la Renaissance en France fait que, pour une large part, c'est une Renaissance d&#233;j&#224; pour une large part teint&#233;e de mani&#233;risme qui franchit les Alpes avec les arm&#233;es royales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir sur ce point Anthony Blunt, Art et architecture en France, 1500-1700, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce mani&#233;risme &#224; la fran&#231;aise triomphe dans le chantier de Fontainebleau, et l'Ecole picturale qui lui sera associ&#233;e : apr&#232;s le temps des ch&#226;teaux de la Loire, caract&#233;ristique de la premi&#232;re Renaissance, Fran&#231;ois I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; compte se rapprocher de Paris et y fixer quelque peu sa cour (qui ne cessera toutefois pas totalement d'&#234;tre itin&#233;rante). C'est &#224; ce moment qu'il lance le projet du ch&#226;teau de Fontainebleau (1528). Le sac de Rome, de ce point de vue, sera un bienfait : il met &#224; disposition des ambitions royales fran&#231;aises une &#171; diaspora &#187; d'artistes chass&#233;s par la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;cole de Fontainebleau est ainsi constitu&#233;e d'artistes italiens invit&#233;s en France par Fran&#231;ois I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; pour d&#233;corer le ch&#226;teau de Fontainebleau, en particulier Rosso Fiorentino (Florence en 1494 - Fontainebleau en 1540), auquel succ&#232;de Primatice, assist&#233; de Nicol&#242; dell'Abbate. Ces peintres influenc&#232;rent de nombreux artistes fran&#231;ais tels que Jean Goujon ou Antoine Caron. On associe parfois Benvenuto Cellini, Girolamo della Robbia et d'autres artistes invit&#233;s par Fran&#231;ois I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; &#224; l'&#201;cole de Fontainebleau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;G&#233;ralde Nakam, &#171; Montaigne mani&#233;riste &#187;, &lt;i&gt;Revue d'histoire litt&#233;raire de la France&lt;/i&gt;, 1995, 11-12, p. 943.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir sur ce point Anthony Blunt, &lt;i&gt;Art et architecture en France, 1500-1700&lt;/i&gt;, [1953], Macula, 1983 ; et R. E. Wolf, &#171; La querelle des sept arts lib&#233;raux dans la Renaissance, la Contre-Renaissance et le Baroque &#187;, dans &lt;i&gt;Renaissance, Mani&#233;risme et Baroque&lt;/i&gt;, Actes de Tours, Vrin, 1972, p. 279.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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