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	<title>Mani&#233;risme et baroque</title>
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		<title>Mani&#233;risme et baroque</title>
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		<title>1.3.2. &#171; Horizon du premier baroque &#187;</title>
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		<dc:creator>Tony Gheeraert</dc:creator>



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&lt;p&gt;En 1970, quelques ann&#233;es seulement apr&#232;s Les Mots et les choses et L'&#338;uvre ouverte, Yves Bonnefoy donne un essai richement illustr&#233; sur le creuset intellectuel bouillonnant que fut la ville de Rome vers le premier tiers du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : Rome, 1630. L'horizon du premier baroque. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour expliquer l'efflorescence artistique tr&#232;s particuli&#232;re qui agite la Ville &#224; cette p&#233;riode incroyablement f&#233;conde, il lui faut passer par le d&#233;tour des bouleversements scientifiques. Selon lui, on ne saurait surestimer (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/?-1-3-Certitudes-effondrees-" rel="directory"&gt;1.3. Certitudes effondr&#233;es&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/local/cache-vignettes/L93xH150/arton50-f3e02.jpg?1485238940' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1970, quelques ann&#233;es seulement apr&#232;s &lt;i&gt;Les Mots et les choses&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;L'&#338;uvre ouverte&lt;/i&gt;, Yves Bonnefoy donne un essai richement illustr&#233; sur le creuset intellectuel bouillonnant que fut la ville de Rome vers le premier tiers du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : &lt;i&gt;Rome, 1630. L'horizon du premier baroque&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Yves Bonnefoy, Rome 1630. L'horizon du premier baroque, Paris, Flammarion, &#171; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour expliquer l'efflorescence artistique tr&#232;s particuli&#232;re qui agite la Ville &#224; cette p&#233;riode incroyablement f&#233;conde, il lui faut passer par le d&#233;tour des bouleversements scientifiques. Selon lui, on ne saurait surestimer l'importance de ce changement de mod&#232;le astronomique pour rendre compte de la v&#233;rtitable &#171; crise &#187; artistique qui secoue toute l'Europe, et d'abord l'Italie. La propension, baroque et mani&#233;riste, &#224; la d&#233;formation et au d&#233;centrement, est d'apr&#232;s lui li&#233;e &#224; ce changement de vision du monde et aux perturbations qu'il occasionne sur tout le syst&#232;me de repr&#233;sentation, y compris artistique. Yves Bonnefoy attribue ainsi l'originalit&#233; du Caravage, dont la peinture rompt avec la qu&#234;te renaissante de l'id&#233;al, aux r&#233;volutions qui affectent, &#224; l'&#233;poque de Galil&#233;e, la science des &#233;toiles. Le &lt;i&gt;Martyre du Saint-Matthieu&lt;/i&gt;, sombre et d&#233;structur&#233;, ne s'&#233;claire, selon le po&#232;te-essayiste, que lorsqu'on le confronte aux r&#233;centes avanc&#233;es scientifiques :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;Toute image harmonieuse du monde est annul&#233;e par ces morceaux d'apparence brute, qui semblent arrach&#233;s, comme le scoriaque d'un m&#233;t&#233;ore, &#224; une nuit indiff&#233;rente et sans fond. On dirait que l'antique &lt;i&gt;sens&lt;/i&gt;, celui que l'homme du Moyen-&#194;ge savait reconna&#238;tre en toutes choses, s'est soudain comme infiltr&#233; et perdu dans la porosit&#233; de cette apparence lunaire - et quand l'enfant du &lt;i&gt;Martyre de saint Matthieu&lt;/i&gt; se d&#233;tourner en poussant un cri, cela fait encore comme un silence. [...] Cette peinture [...] est en fait la liquidation de l'id&#233;e m&#234;me d'un ordre aussi bien dans l'homme que dans l'univers. [...]
&lt;p&gt;Que s'est-il donc pass&#233; ? [...] Eh bien, c'est en tout cas le moment de rappeler que cette crise de l'exp&#233;rience sensible est all&#233;e comme de pair avec la suite si remarquable des d&#233;couvertes qui, en d&#233;pit de r&#233;sistances profondes, y compris chez ceux qui les firent&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Y. Bonnefoy rappelle que Galil&#233;e, voulait pr&#233;server l'id&#233;e d'une harmonie (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont chang&#233; la face de l'univers, et affaibli l'id&#233;e qu'il f&#251;t une &#233;piphanie. &#192; la peinture de la Renaissance correspondait une vision du monde bien faite pour en corroborer les aspirations vers la Forme : celle d'un cosmos structur&#233; selon les nombres et les sph&#232;res d'une harmonie musicale et en correspondance, aussi bien, par d'exhaustives analogies avec cet autre univers, ce microcosme, cette image divine, l'&#234;tre humain. Et certes, il y avait la mati&#232;re pour alt&#233;rer la perfection du cosmos et la libert&#233; de l'homme, mais les cieux autour de la terre, et les plan&#232;tes, &#233;taient d'une substance plus noble - et ainsi le pur du cr&#233;&#233; &#233;tait d&#233;j&#224; presque Dieu dans avoir cess&#233; d'&#234;tre du visible, ni de nourrir nos sens et f&#233;conder nos esprits. Identit&#233; du bien et du beau, on le voit, et fatalit&#233; d'un art de connaissance. Mais bient&#244;t et admirable &#233;difice, comme dit Hamlet, et avec quel regret, ne va plus faire entendre aussi clairement sa rassurante musique : et cela, non point tant par des changements dans sa structure [...] que pour la nature nouvelle que l'on reconna&#238;t au ciel. C'est &#224; la fin du XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle que se r&#233;pand l'id&#233;e que la mati&#232;re - notre mati&#232;re d'ici - est universelle ; que les astres les plus lointains et &#171; divins &#187; sont comme la terre sur ce point. Et l'on peut d&#233;j&#224; pressentir les cons&#233;quences sans nombre de cette nouvelle intuition : si les sph&#232;res c&#233;lestes sont corruptibles comme la nature terrestre, voici ferm&#233; &#224; jamais le plus superbe chemin par lequel l'exercice des sens ait jamais approch&#233; des dieux - et le divin doit &#234;tre cherch&#233; d&#233;sormais comme transcendance pure, dans une exp&#233;rience &lt;i&gt;int&#233;rieure&lt;/i&gt;. [...] Bient&#244;t, de ce Dieu chass&#233; de tout le visible, Descartes effacera les derniers vestiges dans l'appr&#233;hension des ph&#233;nom&#232;nes, et ce sera le triomphe de la causalit&#233; m&#233;caniste. Quel bouleversement pour les arts qui avaient jusqu'alors la capacit&#233;, autant que la charge, de d&#233;signer le divin avec les donn&#233;es des sens ! En v&#233;rit&#233;, la plus grande crise de leur histoire. Il n'est donc pas &#233;tonnant qu'avant d'en subir les cons&#233;quences, ils l'aient anxieusement pressentie.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p. 20-22.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est au regard de cette hypoth&#232;se de la &#171; m&#233;taphore &#233;pist&#233;mologique &#187; que nous allons, pour notre part, confronter les diff&#233;rents arts. Nous allons nous demander non comment art et litt&#233;rature refl&#232;tent le d&#233;sarroi provoqu&#233; par la ruine des savoirs, mais plut&#244;t comment ils participent, au m&#234;me titre que les travaux des savants, &#224; la prise de conscience et &#224; la formalisation de cette crise de toutes les structures d'une civilisation en pleine m&#233;tamorphose, et en gestation d'une modernit&#233; dont la naissance ne se fera pas en un jour, ni sans heurt. On fera du mani&#233;risme et du baroque deux modalit&#233;s d'une m&#234;me m&#233;taphore &#233;pist&#233;mologique, la premi&#232;re, plus ludique, la seconde, plus profonde, plus angoiss&#233;e et tourment&#233;e, aussi, souvent. Mani&#233;risme et baroque ne sont en rien &#224; oppose terme &#224; terme : les deux notions rel&#232;vent au fond deux modes d'approche d'une m&#234;me crise civilisationnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; cette m&#233;taphore &#233;pist&#233;mologique qu'on s'int&#233;ressera maintenant, en tentant de voir comment arts plastiques et litt&#233;rature &#233;voquent &#8211; ou tentent de conjurer &#8211; la crise de la conscience europ&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Yves Bonnefoy, &lt;i&gt;Rome 1630. L'horizon du premier baroque&lt;/i&gt;, Paris, Flammarion, &#171; Champs &#187;, 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Y. Bonnefoy rappelle que Galil&#233;e, voulait pr&#233;server l'id&#233;e d'une harmonie c&#233;leste, refusait d'ajouter foi aux ellipses de K&#233;pler.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 20-22.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1.3.1. &#201;pist&#233;m&#232;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tony Gheeraert</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les ruptures scientifiques ne seront pas sans retentissement sur les &#233;crivains aussi bien que sur les artistes : ceux-ci ne d&#233;veloppent pas leur art dans une tour d'ivoire indiff&#233;rente &#224; l'&#233;laboration des savoirs. Les textes refl&#232;tent ce d&#233;sarroi : les hommes, vers la fin du XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ont alors l'impression d'&#234;tre perdus dans un monde absurde, qu'ils ne comprennent pas, d&#233;chu de l'ordre et de l'harmonie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Michel Foucault, dans Les Mots et les choses donne le nom d'epist&#233;m&#232; &#224; tout ce qui constitue, &#224; une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/?-1-3-Certitudes-effondrees-" rel="directory"&gt;1.3. Certitudes effondr&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/local/cache-vignettes/L100xH150/arton49-f5f26.jpg?1485238940' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les ruptures scientifiques ne seront pas sans retentissement sur les &#233;crivains aussi bien que sur les artistes : ceux-ci ne d&#233;veloppent pas leur art dans une tour d'ivoire indiff&#233;rente &#224; l'&#233;laboration des savoirs. Les textes refl&#232;tent ce d&#233;sarroi : les hommes, vers la fin du XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ont alors l'impression d'&#234;tre perdus dans un monde absurde, qu'ils ne comprennent pas, d&#233;chu de l'ordre et de l'harmonie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Michel Foucault, dans &lt;i&gt;Les Mots et les choses&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Michel Foucault, Les Mots et les choses [1966], Paris, Gallimard, &#171; Tel &#187;, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; donne le nom d'&lt;i&gt;epist&#233;m&#232;&lt;/i&gt; &#224; tout ce qui constitue, &#224; une &#233;poque donn&#233;e, les conditions &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; de la connaissance :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;Ce sont tous ces ph&#233;nom&#232;nes de rapport entre les sciences ou entre les diff&#233;rents discours dans les divers secteurs scientifiques qui constituent ce que j'appelle &lt;i&gt;&#233;pist&#233;m&#232;&lt;/i&gt; d'une &#233;poque.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Michel Foucault, &#171; Sur la justice populaire, d&#233;bat avec les maos &#187;, Entretien (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_378 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/local/cache-vignettes/L147xH186/foucault-2-ff981.jpg?1485238940' width='147' height='186' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;L'&#233;pist&#233;m&#232; appara&#238;t ainsi comme une sorte d'historicisation du transcendantal kantien : les mani&#232;res de conna&#238;tre, les fa&#231;ons d'acc&#233;der et de se repr&#233;senter la r&#233;alit&#233;, varient selon les &#233;poques, se succ&#233;dant les unes aux autres selon des cassures inexplicables. Foucault d&#233;finit ainsi, dans le chapitre 2 de son ouvrage (&#171; La prose du monde &#187;), &lt;i&gt;l'&#233;pist&#233;m&#232;&lt;/i&gt; de la Renaissance, fond&#233;e selon lui sur la ressemblance : celle-ci lui appara&#238;t comme la &#171; position de limite et de condition (ce sans quoi et en de&#231;&#224; de quoi on ne peut conna&#238;tre) &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Michel Foucault, Les Mots et les choses, op. cit., p. 83' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Tout notre rapport au monde d&#233;pent de cette notion de ressemblance : on ne saurait appr&#233;hender le r&#233;el autrement que via cette cat&#233;gorie mentale. Autrement, dit, le savoir renaissant se r&#233;sout tout entier dans le rep&#233;rage des similitudes cach&#233;es entre les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette gnos&#233;ologie est indissociable d'une ontologie sur laquelle elle repose (ou plut&#244;t, comme le sugg&#232;re Foucault, qu'elle fonde) : la th&#233;orie renaissante de la connaissance suppose en effet que le monde soit ordonn&#233;, r&#233;gi par des correspondances susceptibles d'&#234;tre d&#233;cel&#233;es par l'esprit humain ; les humanistes consid&#232;rent en effet qu'il existe dans le monde un syst&#232;me de ressemblances qui tisse le cosmos d'innombrables relations : par-del&#224; les distances, des liens de convenance et d'&#233;mulation unissent les objets et leur permettent d'interagir, l'analogie &#171; assur[ant] le merveilleux affrontement des ressemblances &#224; travers l'espace &#187;. Le langage joue un r&#244;le d&#233;cisif dans ces m&#233;canismes du savoir dans la mesure o&#249; les mots et les choses ne sont pas enti&#232;rement s&#233;par&#233;s : les objets, qui portent des marques silencieuses r&#233;v&#233;lant les liens qu'ils entretiennent entre eux, sont en d&#233;finitive des signes dans cet univers con&#231;u comme un texte g&#233;ant . Conna&#238;tre, en effet, n'est pas autre chose que rep&#233;rer ces sympathies : dans le monde de la Renaissance, le savoir se confond avec les similitudes. Le po&#232;te, grand utilisateur de figures, assure alors une fonction herm&#233;neutique : c'est &#224; lui qu'incombe la t&#226;che de d&#233;chiffrer les identit&#233;s lointaines et d'exhiber les signatures d&#233;pos&#233;es sur les choses par l'Auteur divin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge baroque correspond au moment o&#249; s'effondre l'&#226;ge des similitudes : le monde craquelle, les ressemblances chancellent, les similitudes sont perdues, l'ordre et les proportions d&#233;sormais introuvables. Ne reste que le souvenir enchant&#233; (mais aussi parfois tragique) de cette &#233;poque heureuse o&#249; les mots ressemblaient aux choses qu'ils d&#233;signaient de fa&#231;on n&#233;cessaire. Le moment baroque surgit des ruines de la confiance renaissance en l'existence d'un lien organique entre les &#171; mots &#187; et les &#171; choses &#187;, les signes et leurs r&#233;f&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;Au d&#233;but du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, en cette p&#233;riode qu'&#224; tort ou &#224; raison on &#224; appel&#233;e baroque, la pens&#233;e cesse de se mouvoir dans l'&#233;l&#233;ment de la ressemblance. La similitude n'est plus la forme du savoir, mais plut&#244;t l'occasion de l'erreur, le danger auquel on s'expose quand on n'examine pas le lieu mal &#233;clair&#233; des confusions. [&#8230;] L'&#226;ge du semblable est en train de se refermer sur lui-m&#234;me. Derri&#232;re lui, il ne laisse que des jeux. Des jeux dont les pouvoirs d'enchantement croissent de cette parent&#233; nouvelle de la ressemblance et de l'illusion ; partout se dessinent les chim&#232;res de la similitude, mais on sait que ce sont des chim&#232;res ; c'est le temps privil&#233;gi&#233; du trompe-l'&#339;il, de l'illusion comique, du th&#233;&#226;tre qui se d&#233;double et repr&#233;sente un th&#233;&#226;tre, du quiproquo, des songes et visions ; c'est le temps des sens trompeurs ; c'est le temps o&#249; les m&#233;taphores, les comparaisons et les all&#233;gories d&#233;finissent l'espace po&#233;tique du langage. Et par le fait m&#234;me le savoir du XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle laisse le souvenir d&#233;form&#233; d'une connaissance m&#234;l&#233;e et sans r&#232;gle o&#249; toutes les choses du monde pouvaient se rapprocher au hasard des exp&#233;riences, des traditions ou des cr&#233;dulit&#233;s. D&#233;sormais les belles figures rigoureuses et contraignantes de la similitude vont &#234;tre oubli&#233;es. Et on tiendra les signes qui les marquaient pour r&#234;veries et charmes d'un savoir qui n'&#233;tait pas encore devenu raisonnable.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Les Mots et les choses, op. cit., p. 65' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_379 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/local/cache-vignettes/L200xH233/200px-umberto_eco_01-2-3777b.jpg?1485238940' width='200' height='233' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Exactement vers la m&#234;me &#233;poque, Umberto Eco nomme &#171; m&#233;taphore &#233;pist&#233;mologique &#187; cette transposition, dans l'art, de la culture et de l'&#233;tat des id&#233;es &#224; une &#233;poque donn&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;&#192; chaque &#233;poque, la mani&#232;re dont se structurent les diverses formes d'art, r&#233;v&#232;le &#8211; au sens large, par similitude, m&#233;taphore, r&#233;solution du concept en figure &#8211; la mani&#232;re dont la science ou, en tout cas, la culture contemporaine voient la r&#233;alit&#233;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Umberto Eco, L'Oeuvre ouverte, Le Seuil, &#171; Points &#187;, 1965, p. 28.' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Umberto Eco, prenant divers exemples dans l'histoire de la pens&#233;e, s'arr&#234;te aux p&#233;riodes m&#233;di&#233;vale et baroque :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;L'&#339;uvre de l'artiste m&#233;di&#233;val refl&#232;te sa conception du cosmos comme hi&#233;rarchie d'ordres &#233;tablis une fois pour toute. Si elle est un message p&#233;dagogique, une structuration monocentrique et n&#233;cessaire (jusque dans la rigueur des m&#232;tres et des rimes), c'est qu'elle refl&#232;te une science syllogistique, une logique de la n&#233;cessit&#233;, une conscience d&#233;ductive, selon lesquelles le r&#233;el se manifeste peu &#224; peu, sans impr&#233;vu et dans une seule direction, &#224; partir de principes qui sont &#224; la fois ceux de la science et de la r&#233;alit&#233;.
L'ouverture et le dynamisme baroque rappellent l'av&#232;nement d'une nouvelle &#233;tape dans la connaissance scientifique. La substitution de l'&#233;l&#233;ment visuel &#224; l'&#233;l&#233;ment tactile, l'importance donn&#233;e du m&#234;me coup &#224; la subjectivit&#233;, l'int&#233;r&#234;t quittant l'&#234;tre pour l'apparence, en architecture comme en peinture, renvoient aux nouvelles philosophies et psychologies de l'impression et de la sensation, &#224; l'empirisme qui r&#233;duit en une s&#233;rie de perceptions la r&#233;alit&#233; de la substance aristot&#233;licienne. D'autre part, l'abandon du point de vue privil&#233;gi&#233;, du centre dans la composition, accompagne la vision copernicienne de l'univers et l'&#233;limination d&#233;finitive du g&#233;ocentrisme, avec tous ses corollaires m&#233;taphysiques. Dans l'univers scientifique moderne comme dans l'architecture ou la peinture baroques, les parties ont valeur &#233;gale, le tout aspire &#224; se dilater &#224; l'infini, l'homme ne se laisse plus limiter par aucune loi id&#233;ale du monde et tend &#224; une d&#233;couverte, &#224; un contact toujours renouvel&#233; avec la r&#233;alit&#233;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p. 28-29.' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;centrement manifeste particuli&#232;rement &#224; quel point, comme le sugg&#233;rait Eco, l'esth&#233;tique mani&#233;riste est bien &#171; m&#233;taphore &#233;pist&#233;mologique &#187; de la crise de l'univers ptol&#233;m&#233;en, qui lui aussi tend &#224; d&#233;centrer l'homme et &#224; le perdre dans les recoins de l'univers infini : &#171; L'abandon du point de vue privil&#233;gi&#233;, du centre dans la composition, accompagne la vision copernicienne de l'univers et l'&#233;limination d&#233;finitive du g&#233;ocentrisme, avec touts ses corollaires m&#233;taphysiques &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p. 20' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'art se fait ainsi, ajoute-t-il encore &#171; l'&#233;cho plus ou moins pr&#233;cis de certaines tendances de la science contemporaine &#187; (&lt;i&gt;idem&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;taphore &#233;pist&#233;mologique, telle qu'elle est d&#233;finie dans l'&lt;i&gt;&#338;uvre ouverte&lt;/i&gt;, permet ainsi de d&#233;signer la mani&#232;re dont l'art et la litt&#233;rature v&#233;hiculent un savoir sur leur &#233;poque &#8211; et permettent l'acc&#232;s &#224; la connaissance d'une connaissance, avant m&#234;me, souvent, que celle-ci ne soit explicitement d&#233;tach&#233;e ou d&#233;finie comme telle, avant qu'une prise de conscience r&#233;flexive ne s'en empare de fa&#231;on th&#233;orique : la r&#233;volution culturelle se fait le plus souvent d'abord dans l'art, avant d'&#234;tre formalis&#233;e dans un discours rationnel. La crise scientifique n'explique pas la crise esth&#233;tique : l'esth&#233;tique pressent, donne des instruments aussi, pour penser les bouleversements de la science. Art et savoir apparaissent comme diff&#233;rentes manifestations d'un esprit du temps &#8211; ou plut&#244;t, de ce que Foucault appelait une &#233;pist&#233;m&#232;. Eco consid&#232;re l'homog&#233;n&#233;it&#233; des diff&#233;rents discours sur le monde, quel que ce soit le lieu disciplinaire d'o&#249; ils proc&#232;dent : &#224; une &#233;poque donn&#233;e, art, litt&#233;rature ou physique d&#233;crivent une m&#234;me vision du monde, chacun par des voies qui leur sont propres et selon des modalit&#233;s particuli&#232;res : discours rationnel, tableau ou po&#232;me, par exemple. Selon le s&#233;miologue, c'est ainsi l'art tout entier (ou la litt&#233;rature) qui sont &#171; m&#233;taphore &#233;pist&#233;mologique &#187; d'un climat de pens&#233;e &#8211; on a envie de dire, comme Robert Ellrodt &#224; propos des m&#233;taphysiques anglais, d'un &#171; esprit du temps &#187; qui innerve toutes les pratiques scientifiques, philosophiques ou encore esth&#233;tiques d'une &#233;poque : la notion de &#171; m&#233;taphore &#233;pist&#233;mologique &#187; permet ainsi de d&#233;couvrir une &#171; unit&#233; des comportements culturels &#187;, de &#171; rendre homog&#232;nes et traduisibles tous les propos qui concernent le monde &#187; (1965, p. 310) ; aussi convient-il donc, pour bien comprendre une &#233;poque, de saisir simultan&#233;ment les productions de l'esprit sous leurs diff&#233;rents aspects. &lt;br class='autobr' /&gt;
En mettant l'accent sur le travail de d&#233;placement (&#171; m&#233;taphore &#187;) op&#233;r&#233; par l'&#339;uvre artistique ou litt&#233;raire, Eco avait le m&#233;rite de mettre &#224; distance trois tendances de la critique litt&#233;raire, deux appartenant en propre &#224; la critique historiciste et qui consistent &#224; r&#233;duire le texte litt&#233;raire au statut de document sur un fait culturel, philosophique et scientifique, ou, &#224; l'inverse, &#224; proposer du texte une s&#233;rie d'&#233;lucidations ponctuelles et factuelles (selon la th&#233;orie du reflet) ; enfin, une troisi&#232;me tendance, celle de la critique formaliste, qui isole le texte de son environnement imaginaire et &#233;pist&#233;mologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gis&#232;le Venet, dans son ouvrage sur Shakespeare&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Shakespeare et ses contemporains [1985], Paris, Presses de la Sorbonne (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, propose m&#234;me que les po&#232;tes anticipent la prise de conscience de ces &#233;branlements de la conscience avant que philosophes et th&#233;oriciens ne les aient nettement formalis&#233;s : &#171; Comme si un travail des mentalit&#233;s pr&#233;parait ou modifiait celui de l'histoire des id&#233;es, comme si toute &#339;uvre litt&#233;raire &#233;tait toujours anticipation cr&#233;atrice, m&#233;taphore &#233;pist&#233;mologique d'une conscience r&#233;flexive &#224; venir &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p. 6.' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Yves Bonnefoy, on va le voir dans le point suivant, avait lui aussi laiss&#233; entendre cette dimension d'anticipation de l'art et de la litt&#233;rature, capable de percevoir l'&#233;branlement des certitudes avant m&#234;me qu'un &#233;difice th&#233;orico-philosophique permette de le concevoir rationnellement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Michel Foucault, &lt;i&gt;Les Mots et les choses&lt;/i&gt; [1966], Paris, Gallimard, &#171; Tel &#187;, 1990.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Michel Foucault, &#171; Sur la justice populaire, d&#233;bat avec les maos &#187;, Entretien de 1972, &lt;i&gt;in Dits et &#233;crits&lt;/i&gt;, 1954-1988, &#233;dition &#233;tablie sous la direction de Daniel Defert et Fran&#231;ois Ewald, II, 1970-1975, Paris, Gallimard, NRF, &#171; Biblioth&#232;que des Sciences humaines &#187;, 1994, p. 1239.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Michel Foucault, &lt;i&gt;Les Mots et les choses&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 83&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les Mots et les choses&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 65&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Umberto Eco, &lt;i&gt;L'Oeuvre ouverte&lt;/i&gt;, Le Seuil, &#171; Points &#187;, 1965, p. 28.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 28-29.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 20&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Shakespeare et ses contemporains&lt;/i&gt; [1985], Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 6.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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