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	<title>Mani&#233;risme et baroque</title>
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		<title>Mani&#233;risme et baroque</title>
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		<title>0.2. &#171; Mani&#233;riste &#187; et &#171; baroque &#187; : de l'utilit&#233; des &#233;tiquettes ?</title>
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		<dc:creator>Tony Gheeraert</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les notions de mani&#233;risme et de baroque sont issues des arts plastiques, de sorte que leur transfert en litt&#233;rature, ou en musique, ne va pas de soi. Par ailleurs, le mot de baroque est &#233;tranger aux conceptions artistiques et litt&#233;raires de l'&#233;poque, ce qui conduit des sp&#233;cialistes &#224; lui refuser toute l&#233;gitimit&#233;. Ces critiques qui invitent &#224; la prudence dans l'emploi de ces cat&#233;gories. Mais, quelque soit leur f&#233;condit&#233;, quels que puissent &#234;tre les doutes qu'ils entra&#238;nent, ces concepts valent au moins (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/?-Introduction-" rel="directory"&gt;Introduction&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les notions de mani&#233;risme et de baroque sont issues des arts plastiques, de sorte que leur transfert en litt&#233;rature, ou en musique, ne va pas de soi. Par ailleurs, le mot de baroque est &#233;tranger aux conceptions artistiques et litt&#233;raires de l'&#233;poque, ce qui conduit des sp&#233;cialistes &#224; lui refuser toute l&#233;gitimit&#233;. Ces critiques qui invitent &#224; la prudence dans l'emploi de ces cat&#233;gories. Mais, quelque soit leur f&#233;condit&#233;, quels que puissent &#234;tre les doutes qu'ils entra&#238;nent, ces concepts valent au moins pour l'aventure intellectuelle qu'ils ont permise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;marche qui consista &#224; mobiliser les termes de mani&#233;risme et de baroque pour interpr&#233;ter les oeuvres litt&#233;raires a &#233;t&#233; fructueuse, et d&#233;passa les esp&#233;rances des promoteurs de ces notions. La cat&#233;gorie de baroque, en particulier, mise &#224; l'honneur en particulier par Jean Rousset, suscita un engouement qui entra&#238;na la parution de nombreux travaux, articles pointus ou synth&#232;ses plus vastes, comme &lt;i&gt;Baroque et renaissance po&#233;tique&lt;/i&gt; de Marcel Raymond&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Op. cit.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans les ann&#233;es 1980, on voulut aller plus loin encore et &#233;tendre la notion &#224; d'autres arts. On chercha &#8211; et on trouva &#8211; l'existence d'un baroque musical, qui permit la r&#233;surrection d'un gigantesque corpus d'&#339;uvres qu'on ne jouait plus du tout, et qui &#233;merveill&#232;rent aussit&#244;t un public de plus en plus nombreux : la viole de gambe de Sainte-Colombe, les op&#233;ras de Lully que dirige William Christie et que mettent en sc&#232;ne Vill&#233;gier et Benjamin Lazar, tout cela n'e&#251;t pas exist&#233; si Philippe Beaussant, et quelques autres, n'avaient pas eu l'id&#233;e d'utiliser les ressources des cette notion inusit&#233;e jusque l&#224; &#8211; Philippe Beaussant (1930-2016) avait fond&#233; il y a une trentaine d'ann&#233;es, le Centre de musique baroque de Versailles, de renomm&#233;e aujourd'hui internationale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir le petit ouvrage quelque peu pol&#233;mique de Philippe Beaussant, Vous avez (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On n'en est pas rest&#233; l&#224;, et l'on parle aujourd'hui commun&#233;ment de philosophie, ou de politique baroque, voire d'un &#171; esprit baroque &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Anne-Laure Angoulvent, L'Esprit baroque, P.U.F., &#171; Que sais-je ? &#187;, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous serons amen&#233; &#224; joindre &#224; cette cat&#233;gorie celle de mani&#233;risme, un peu plus pr&#233;coce, auquel le baroque emprunte bon nombre de proc&#233;d&#233;s, m&#234;me s'il les emploie dans une perspective parfois un peu diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces &#233;vidents succ&#232;s, la notion de baroque ne manqua pas d'&#234;tre violemment discut&#233;e et fit l'objet de discussions tr&#232;s vives parmi les sp&#233;cialistes : si certains furent subjugu&#233;s, d'autres dout&#232;rent de sa pertinence et de sa l&#233;gitimit&#233;. La question fut d'autant plus d&#233;battue que le concept de baroque litt&#233;raire ne tarda pas &#224; devenir orphelin, Rousset s'&#233;tant rapidement orient&#233; vers d'autres voies plus formelles : &lt;i&gt;Forme et signification&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean Rousset, Forme et signification. Essai sur les structures litt&#233;raires (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, apparut &#224; Jacques Derrida comme un manifeste du structuralisme. Cette tendance &#224; privil&#233;gier la structure sur les th&#232;mes qui lui &#233;taient chers &#224; l'&#233;poque o&#249; il travaillait &#224; la notion de baroque se manifeste encore dans son travail sur Don Juan&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean Rousset, Le Mythe de Don Juan, Paris, Armand Colin, U Prisme, (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et la sc&#232;ne de premi&#232;re vue dans le roman&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean Rousset, Leurs yeux se rencontr&#232;rent. La sc&#232;ne de premi&#232;re vue dans le (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Si Jean Rousset revient au baroque &#224; la fin de sa vie, c'est pour combattre lui-m&#234;me la notion &#224; laquelle il a donn&#233; ses lettres de noblesse, et pour se ranger &#224; l'opinion de ses d&#233;tracteurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Jean Rousset, Dernier Regard sur le baroque, Paris, Jos&#233; Corti, (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle est la difficult&#233; et l'int&#233;r&#234;t de notre propos au cours du semestre : dans quelle mesure les cat&#233;gories de mani&#233;risme et de baroque sont-elles transposables &#224; la litt&#233;rature, alors que leurs d&#233;fenseurs m&#234;me ont fini par se montrer r&#233;ticents ? Ces deniers peuvent-ils avoir eu raison malgr&#233; eux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;tour par les arts plastiques, mani&#233;risme et baroque ob&#233;ira pour nous &#224; deux fins non contradictoires : d'une part, nous essaierons de voir comment une cat&#233;gorie emprunt&#233;e aux arts plastiques peut servir &#224; la lecture et la compr&#233;hension d'&#339;uvres litt&#233;raires, dont les proc&#233;d&#233;s apparaissent a priori h&#233;t&#233;rog&#232;nes de ceux des arts visuels ; d'autre part, nous nous demanderons comment on a pu consid&#233;rer qu'&#224; travers la diversit&#233; de ses manifestations artistiques, un m&#234;me esprit traverse une &#233;poque, et innerve des arts diff&#233;rents, au point qu'on ait pu parler &#171; d'&#226;ge baroque &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode n'&#233;tait en effet pas sans risques, ce dont Jean Rousset s'&#233;tait lui-m&#234;me avis&#233; de bonne heure ; le transfert d'une notion appliqu&#233;e aux arts plastiques &#224; la litt&#233;rature, fait d'autant plus probl&#232;me que le mot &#171; baroque &#187; est inconnu des artistes de la p&#233;riode concern&#233;e. Jean Rousset lui-m&#234;me la contesta peu apr&#232;s l'avoir mise &#224; l'honneur : d&#232;s 1967, il signe un article intitul&#233; &#171; Adieu au baroque ? &#187;, et termine son &#339;uvre, en 1998, par un petit ouvrage d&#233;senchant&#233; intitul&#233; &lt;i&gt;Dernier regard sur le baroque&lt;/i&gt;. Par ailleurs, &#224; force d'&#234;tre utilis&#233;e de fa&#231;on extensive et appliqu&#233;e inconsid&#233;r&#233;ment &#224; toutes sortes d'objets litt&#233;raires, m&#234;me &#224; ceux qui n'appartenaient pas au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, la notion finit par se discr&#233;diter aux yeux de certains chercheurs : pr&#233;tendre trouver un &#171; baroque &#187; chez Claudel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Marie-Louis Tricaud, Le Baroque dans le th&#233;&#226;tre de Paul Claudel, (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ne rend pas service &#224; la notion, qui gagne &#224; &#234;tre circonscrite dans une &#233;poque bien particuli&#232;re. Cet emploi peu rigoureux r&#233;active un point de vue atemporel, jadis exprim&#233; par Eug&#233;nio d'Ors, qui faisait du baroque un &#171; &#233;on &#187; &#233;ternel &#8212; nous &#233;voquerons dans les pages qui suivent la figure du critique espagnol. Le risque d'anachronisme est grand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que reste-t-il aujourd'hui du mani&#233;risme et du baroque litt&#233;raires ? Quelle que puisse &#234;tre la valeur op&#233;ratoire accord&#233;e aujourd'hui &#224; ces notions, l'int&#233;r&#234;t historiographique d'une enqu&#234;te portant sur ces cat&#233;gories ne fait pas de doute. On peut discuter sur la pertinence d'un &#171; &#226;ge baroque &#187; pour d&#233;signer la fin du XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et le d&#233;but du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ; il y eu &#224; coup s&#251;r un &#171; &#226;ge &lt;i&gt;du&lt;/i&gt; baroque &#187; : ce qu'on va t&#226;cher de retracer dans les pages de ce site, c'est cette incroyable aventure intellectuelle qui marqua la seconde moiti&#233; du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, et transforma en profondeur notre regard port&#233; sur les oeuvres des ann&#233;es 1580-1640.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir le petit ouvrage quelque peu pol&#233;mique de Philippe Beaussant, &lt;i&gt;Vous avez dit baroque ?&lt;/i&gt;, Paris, Actes Sud, 1988.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Anne-Laure Angoulvent, &lt;i&gt;L'Esprit baroque&lt;/i&gt;, P.U.F., &#171; Que sais-je ? &#187;, 1998&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jean Rousset, &lt;i&gt;Forme et signification. Essai sur les structures litt&#233;raires de Corneille &#224; Claudel&lt;/i&gt;, Paris, Jos&#233; Corti, 1963, parut en 1963.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jean Rousset, &lt;i&gt;Le Mythe de Don Juan&lt;/i&gt;, Paris, Armand Colin, U Prisme, 1978&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jean Rousset, &lt;i&gt;Leurs yeux se rencontr&#232;rent. La sc&#232;ne de premi&#232;re vue dans le roman&lt;/i&gt;, Paris, Jos&#233; Corti, 1981.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jean Rousset, &lt;i&gt;Dernier Regard sur le baroque&lt;/i&gt;, Paris, Jos&#233; Corti, 1998.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Marie-Louis Tricaud, &lt;i&gt;Le Baroque dans le th&#233;&#226;tre de Paul Claudel&lt;/i&gt;, 1967&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>0.1. Une &#233;trange parenth&#232;se de l'histoire litt&#233;raire</title>
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		<dc:creator>Tony Gheeraert</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les cat&#233;gories de mani&#233;risme et de baroque litt&#233;raires ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;es tardivement ; leur l&#233;gitimit&#233; a beau &#234;tre contest&#233;e, il n'en reste pas moins qu'elles ont fourni en leur temps des instruments d'analyse propres &#224; ressusciter un pan oubli&#233; de notre patrimoine litt&#233;raire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est, dans l'histoire litt&#233;raire, des p&#233;riodes qui ont focalis&#233; l'attention des lecteurs et des critiques : la Pl&#233;iade (1553-vers 1580), les d&#233;cennies classiques (1660-1680), le Romantisme (1830-1850). D'autres, en revanche, ont plut&#244;t (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/?-Introduction-" rel="directory"&gt;Introduction&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les cat&#233;gories de mani&#233;risme et de baroque litt&#233;raires ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;es tardivement ; leur l&#233;gitimit&#233; a beau &#234;tre contest&#233;e, il n'en reste pas moins qu'elles ont fourni en leur temps des instruments d'analyse propres &#224; ressusciter un pan oubli&#233; de notre patrimoine litt&#233;raire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est, dans l'histoire litt&#233;raire, des p&#233;riodes qui ont focalis&#233; l'attention des lecteurs et des critiques : la Pl&#233;iade (1553-vers 1580), les d&#233;cennies classiques (1660-1680), le Romantisme (1830-1850). D'autres, en revanche, ont plut&#244;t rencontr&#233; d&#233;saffection et d&#233;sint&#233;r&#234;t. Ce fut longtemps le cas des derni&#232;res d&#233;cennies du XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et les premi&#232;res du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Tout se passait comme si, une fois que les derni&#232;res &#233;toiles de La Pl&#233;iade se furent &#233;teintes (Ronsard meurt en 1585), et avant que le Soleil classique f&#251;t arriv&#233; &#224; son z&#233;nith (Louis XIV na&#238;t en 1638), une profonde nuit s'&#233;tait abattu sur le monde des belles-lettres.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_442 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/IMG/jpg/220px-gustave_lanson.jpg' title='JPEG - 9.9 ko' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/local/cache-vignettes/L111xH150/220px-gustave_lanson-ab214-e6120.jpg?1485296503' width='111' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Le chapitre consacr&#233; &#224; cette p&#233;riode dans &lt;i&gt;L'Histoire de la litt&#233;rature fran&#231;aise &lt;/i&gt; de Lanson (1857-1934)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Gustave Lanson, Histoire illustr&#233;e de la litt&#233;rature fran&#231;aise, [1894], Paris (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'intitule seulement &#171; Transition vers la litt&#233;rature classique &#187;, et le critique n'est pas plus tendre pour les &#233;crivains des ann&#233;es 1620-1630 : d'Aubign&#233;, d'Urf&#233;, ou encore M&lt;/sup&gt;lle&lt;/sup&gt; de Scud&#233;ry, sont pour lui autant d&#171; attard&#233;s et &#233;gar&#233;s &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid., p. 275' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les po&#232;tes, Desportes ou Saint-Amant, sont des descendants maladroits de Ronsard, ou des devanciers sans g&#233;nie de La Fontaine. Il d&#233;nonce dans tout cela une &#171; incroyable confusion des r&#233;sistances, des reculs, des contradictions, des aberrations de toute nature &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Lanson a h&#226;te d'en venir au moment classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position lansonienne eut pendant longtemps force de loi. Lagarde et Michard, dans leur fameuse collection &#224; l'usage des &#233;l&#232;ves de Lyc&#233;e r&#233;dig&#233;e vers le milieu du si&#232;cle dernier, exp&#233;dient en une quinzaine de lignes les po&#232;tes de la g&#233;n&#233;ration de 1560 : Du Bartas (1544-1590) et Desportes (1546-1606) appartiendraient &#224; la &#171; seconde g&#233;n&#233;ration &#187; de La Pl&#233;iade&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Andr&#233; Lagarde et Laurent Michard, XVIe Si&#232;cle. Les grands auteurs fran&#231;ais du (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et, paralys&#233;s par le souvenir de leur ma&#238;tre Ronsard, ils auraient sombr&#233; dans toutes sortes de d&#233;fauts, comme la &#171; grandiloquence &#187; ou le &#171; verbalisme &#187; pour le premier, et la &#171; mi&#232;vrerie &#187; pour le second, &#171; qui n'&#233;vite pas toujours le mani&#233;risme &#187;, le mot &#233;tant charg&#233; de connotations n&#233;gatives.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_436 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/IMG/png/lagarde.png' title='PNG - 114.1 ko' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='http://manierisme.univ-rouen.fr/spip/local/cache-vignettes/L107xH150/lagarde-4e6a8-445a5.png?1485296503' width='107' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Il faudra croire nos deux professeurs sur parole : ils ne citent pas m&#234;me une ligne &#224; l'appui de leur jugement assassin. Bertaut (1552-1611) est &#224; peine mieux trait&#233; : non que nos anthologistes lui aient fait les honneurs d'un sonnet &#8211; ce serait aller trop loin &#8211; mais du moins le po&#232;te est-il cens&#233; avoir &#171; pr&#233;par&#233; la voie &#224; Malherbe et Corneille &#187; et ainsi, comme Desportes en ses meilleurs endroits, &#171; il &lt;i&gt;annonce&lt;/i&gt; le classicisme &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Ibid. Les auteurs du c&#233;l&#232;bre manuel font bri&#232;vement &#233;tat des recherches (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Tel est le sort peu glorieux des malheureux &#233;crivains n&#233;s trop tard ou trop t&#244;t : les uns, les &#187;attard&#233;s&#034;, regardent en arri&#232;re, vers une splendeur pass&#233;e, et sont incapables de renouveler une veine po&#233;tique &#233;puis&#233;e : ils se contentent de prolonger maladroitement, jusqu'au r&#232;gne de Henri IV, l'esprit de la Renaissance. Les autres, &#171; pr&#233;curseurs &#187; maladroits d'un autre &#226;ge d'or, ne se voient pardonn&#233;s leurs &#171; irr&#233;gularit&#233;s &#187; qu'&#224; condition d'annoncer gauchement l'aurore d'un nouveau jour, &#171; le si&#232;cle de Malherbe et du classicisme. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='XVIe Si&#232;cle, op. cit., p. 166.' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, jusqu'&#224; la seconde moiti&#233; du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, et m&#234;me aux yeux de bons esprits, les ann&#233;es 1580-1640 repr&#233;sentaient une b&#233;ance, comme une grand nuit sombre s&#233;parant deux moments d'&#233;quilibre et de puret&#233;, celle de la Renaissance et celle de la raison classique. La critique ne savait que faire des Sponde, Chassignet, ou d'Aubign&#233;, qu'ils se contentaient de taxer au mieux de post-ronsardiens ou de pr&#233;-classiques. Pour ne rien dire de la foule des autres, les obscurs, les sans-grades, qui n'avaient pas &#233;t&#233; r&#233;imprim&#233;s depuis l'&#233;poque o&#249; ils avaient &#233;t&#233; publi&#233;s pour la premi&#232;re fois, et que personne ne lisait plus gu&#232;re : La Cepp&#232;de, Hopil, Gabrielle de Coignard et bien d'autres, qui aujourd'hui ont tous b&#233;n&#233;fici&#233; d'une ou plusieurs &#233;ditions critiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car on s'&#233;tonne, avec le recul du temps, d'un tel aveuglement. Les manuels des lyc&#233;es, plus lucides de nos jours qu'ils le furent nagu&#232;re, accordent la part belle &#224; ces auteurs &#171; fin de si&#232;cle &#187;, qui n'eurent ni la chance de vivre avant les guerres de religion, ni le bonheur d'&#234;tre pensionn&#233;s par Louis XIV pour chanter ses louanges. Desportes et Du Bartas, mais aussi Saint-Amant, Tristan, d'Urf&#233; et quelques autres trouvent d&#233;sormais des lecteurs ; et le th&#233;&#226;tre du premier dix-septi&#232;me re&#231;oit aujourd'hui des spectateurs. Rotrou, Th&#233;ophile de Viau, Sorel et Scarron furent mis, ces derni&#232;res ann&#233;es, aux programmes de l'Agr&#233;gation, attestant l'importance prise par ces &#233;crivains qu'on ne traitait encore nagu&#232;re, au mieux, que de &lt;i&gt;minores&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Parmi les premiers manuels scolaires &#224; avoir fait la part belle au baroque (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la cat&#233;gorie de mani&#233;risme, ainsi qu'&#224; celle de baroque remise &#224; l'honneur par Jean Rousset, qu'on doit la r&#233;surrection de cette kyrielle d'auteurs m&#233;pris&#233;s ou oubli&#233;s, qui v&#233;curent entre Montaigne et Pascal, et qui valaient mieux que de passer pour des &#233;crivains de transition. Les termes de mani&#233;risme et et de baroque nous r&#233;v&#233;l&#232;rent, selon le mot de Henri Focillon (1881-1943), &#171; l'envers de la France s&#233;v&#232;re &#187;, une &#233;poque bariol&#233;e, mal pensante, chatoyante, irr&#233;guli&#232;re, qui s&#233;duisit ou fit scandale en un temps o&#249; on r&#233;duisait tout le XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#224; une vision &#233;triqu&#233;e du r&#232;gne de Louis XIV, entendu comme celui de la raison, de la mesure et des unit&#233;s. C'est tout un pan inconnu de la litt&#233;rature et de la pens&#233;e qui fut alors mis au jour, un automne de la Renaissance &#224; la fois chatoyant et m&#233;lancolique ; ces notions, et particuli&#232;rement celle de baroque, suscit&#232;rent dans les ann&#233;es 1950-1960 l'enthousiasme et l'engouement ; de surprenants massifs d'oeuvres oubli&#233;es surgissaient, qui ne s'accordaient gu&#232;re avec la vulgate scolaire et universitaire. En un temps o&#249; le classicisme &#233;tait assorti de valences id&#233;ologiques, o&#249; il &#233;tait senti comme l'incarnation culturelle et litt&#233;raire d'une certaine id&#233;e de la nation et de la grandeur fran&#231;aise, il a pu sembler exaltant aux uns, et impudent aux autres, de consid&#233;rer que le pays de la raison p&#251;t avoir &#233;t&#233; aussi celui de la fantaisie, du r&#234;ve et de la bigarrure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on voudrait retracer ici, avec le recul de plusieurs d&#233;cennies dont nous disposons maintenant, c'est &#224; la fois l'histoire exaltante de cette red&#233;couverte, et celle de la remise en question de ces notions de mani&#233;risme et de baroque qui parurent d'abord si f&#233;condes. En quelques ann&#233;es, vers le milieu du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, tout un pan n&#233;glig&#233; de l'histoire de notre litt&#233;rature a surgi pour ainsi dire du n&#233;ant. Du Bartas, si admir&#233; en son temps, dispute de nouveau la palme &#224; Ronsard, et l'on pr&#233;f&#232;re parfois la fantaisie libertine d'un Th&#233;ophile aux pesants anath&#232;mes d'un Boileau, dont les &#339;uvres en Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade sont depuis longtemps &#233;puis&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Boileau fait actuellement toutefois l'objet d'une red&#233;couverte, comme (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Comment un tel renversement a-t-il &#233;t&#233; possible ? C'est de cette histoire dont nous allons parler ici, non sans ignorer les vives pol&#233;miques qui ont accompagn&#233; cette exhumation d'un patrimoine oubli&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Gustave Lanson, &lt;i&gt;Histoire illustr&#233;e de la litt&#233;rature fran&#231;aise&lt;/i&gt;, [1894], Paris et Londres, Librairie Hachette, 1923.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid., p. 275&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Andr&#233; Lagarde et Laurent Michard, &lt;i&gt;XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Si&#232;cle. Les grands auteurs fran&#231;ais du programme&lt;/i&gt;, Paris, Bordas, 1968, p. 166.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; Les auteurs du c&#233;l&#232;bre manuel font bri&#232;vement &#233;tat des recherches contemporaines sur le courant baroque dans le tome suivant de leur anthologie, p. 13... avant de fermer cette rapide parenth&#232;se et de r&#233;affirmer que &#171; le g&#233;nie fran&#231;ais a r&#233;agi tr&#232;s t&#244;t dans le sens de la &lt;i&gt;discipline&lt;/i&gt;, de l'&lt;i&gt;ordre&lt;/i&gt; et de la &lt;i&gt;r&#233;gularit&#233;&lt;/i&gt;, Lagarde et Michard soulignent...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Si&#232;cle&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 166.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Parmi les premiers manuels scolaires &#224; avoir fait la part belle au baroque figure celui de Xavier Darcos et Bernard Tartayre, &lt;i&gt;XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Si&#232;cle&lt;/i&gt;, Paris, Hachette, &#171; Perspectives et confrontation &#187;, 1987. &#171; La mouvance baroque en po&#233;sie &#187; occupe ainsi une cinquantaine de pages bien inform&#233;es (p. 17-65)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Boileau fait actuellement toutefois l'objet d'une red&#233;couverte, comme l'atteste la publication r&#233;cente de Delphine Reguig intitul&#233;e &lt;i&gt;Boileau po&#232;te&lt;/i&gt; (Classiques Garnier, 2016)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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