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Le crépuscule de la Renaissance

Un conflit de civilisations entre des religions rivales, en lutte au nom d’un même Dieu ; un temps de désordres climatiques et de cataclysmes, réels ou fantasmés ; des avancées scientifiques et techniques étonnantes, des découvertes dans le domaine… Ce n’est pas de notre époque qu’il s’agit, mais bien de ce crépuscule de la Renaissance, qui fut pour tout l’Occident un moment de bouleversements structurels comme il y en eut peu dans l’histoire de l’Europe. C’est sur fond de cette conflagration universelle, et du retentissement qu’elle exerça sur les consciences, qu’il convient de comprendre ce que fut l’âge maniériste/baroque ; cette période fut d’abord un temps de crise, qui vit la ruine de toutes les certitudes acquises par les hommes au fil du temps, et affectait en profondeur les mentalités ; la remise en cause simultanée de tous les savoirs qu’on croyait assurés depuis des siècles, voire des millénaires, troubla tous les esprits.

La cohérence de la production artistique de ces années vient de ce que l’art et la littérature eurent pour charge soit d’exprimer, soit de conjurer cette angoisse provoquée pet cette crise de civilisation. De l’échec des idéaux de la Renaissance (tolérance, paix, progrès humain grâce à la redécouverte de la sagesse antique) surgit une vision du monde, désenchantée et mélancolique, qui nourrit l’imaginaire et les créations.

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