3.2. Chatoiement du verbe

Jean Rousset, au cours d’un voyage à Rome, a été émerveillé par sa rencontre avec la splendeur du baroque romain, triomphal et conquérant. Il a cru discerner, dans cette esthétique le moyen de réévaluer une littérature mal-aimée et qui lui tenait à cœur, celle des années 1580-1640, dont les histoires littéraires ne savaient que faire, et qu’elles rangeaient le plus souvent selon des catégories peu satisfaisantes (attardés, irréguliers, pré-classiques). Jean Rousset s’est demandé si la notion de baroque, intelligemment reprise du monde des beaux-arts et appliquée à la littérature, ne pouvait servir à manifester l’unité, la cohérence et la qualité d’une production selon lui injustement décriée.

(c) T. Gheeraert, 2009-2016 | Suivre la vie du site RSS 2.0