1.2. Un monde en ruines

La crise de la Renaissance est pour une large part, une conséquence des principes qu’elle portait en germe : prônant le refus des autorités, encourageant une pensée libre, elle va amener les savants à faire des découvertes inattendues, qui vont créer en occident un violent traumatisme. A cette époque, comme l’écrit André Chastel, « Il n’y a plus rien de simple. Rien n’est clair, sauf le sentiment d’une irréductible complexité » [1]. Le maniérisme sera le fruit et la traduction des convulsions scientifiques et religieuses qui traversent le XVIe siècle et précipitent les intellectuels dans l’incompréhension.

Notes

[1André Chastel, 1520-1660 : La Crise de la Renaissance, Genève, Skira, 1969, p. 205.

(c) T. Gheeraert, 2009-2016 | Suivre la vie du site RSS 2.0