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1.1 Un beau rêve : la plenitudo temporum

La Renaissance, dont les origines remontent à la Florence du trecento et du quattrocento, s’annonça comme une époque d’espérance, dont témoigne encore, par exemple une lettre enthousiaste écrite par Érasme, le 26 février 1517, dans laquelle il affirme pressentir les approches d’un « âge d’or » [1] : aux ténèbres du siècle de fer que fut le Moyen-Âge, succéderaient la paix, le règne des belle-lettres et de la vraie science ; à la superstition succéderait un renouveau de la dévotion.

Notes

[1« Un âge d’or va naître incessamment » (Erasme, lettre à Capiton du 2 février 1517, in Correspondance d’Erasme, traduction Nauwelaerts, Bruxelles, Institut pour l’étude de la Renaissance et de l’humanisme, 1974, tome II, page 621.

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